Les Olympiques se livrèrent un combat épique ! (1ère partie)
Une rencontre sans début…
Il y a des rencontres de football où les mots manquent pour exprimer le sentiment qui parcourt le téléspectateur et où le soutien apporté à une équipe ou à une autre s’efface naturellement devant le caractère exceptionnel de l’événement. Cinq buts de part et d’autre pour un choc entre les Olympiques que l’on craignait sans imagination et sans énergie.
Il n’en fut rien. Dès la 3ème minute, un ballon mal dégagé par le Marseillais Hilton de la tête échouait dans l’axe. Contrôlé de la poitrine par Pjanic, le ballon était expédié avec audace et spontanéité sous la barre transversale d’un Mandanda médusé (cf. photo ci-contre). Lyon menait alors 1-0 et avait ainsi mis un terme à l’opposition tactique qui aurait pu se mettre en place. Quand l’ouverture du score survient si rapidement, c’en est fini des prévisions, il faut attaquer et marquer, que ce soit pour égaliser ou pour confirmer.
La défensite aiguë a touché les deux équipes
Les deux équipes ne pouvaient s’imposer l’une face à l’autre qu’en montrant un « supplément d’âme », en corrigeant les erreurs passées ou du moins en limitant le nombre d’errances. On le sait, Lyon comme Marseille souffrent d’une défensite aiguë. Marseille a eu beau recruter cher sa paire Diawara-Heinze, celle-ci ne s’est pas trouvée d’atomes suffisamment crochus pour ensorceler les attaques adverses. Décalant l’Argentin sur le côté gauche, c’est Hilton qui a récupéré son poste de titulaire à la charnière centrale. Mais sans convaincre véritablement.
A Lyon, la pénurie de latéraux droits sévit depuis deux ans maintenant. Clerc et Réveillère étant continuellement blessés, c’est le jeune Lamine Gassama qui était titularisé dimanche. Par ailleurs, si la charnière centrale des Gones a retrouvé un grand Cris, elle est toujours orpheline d’un second stoppeur de métier. En l’absence de Boumsong, c’est Toulalan qui assume cette tâche. Mais il est des domaines où un milieu relayeur peut difficilement remplacer un défenseur central, particulièrement dans la lutte aérienne. Sur un corner tiré de la droite, Diawara prenait le pas sur l’ex-Nantais et égalisait pour l’OM (12e). 1-1.
Une rencontre entre deux clubs éprouvés
Il était écrit que ce match serait « ouvert », à la fois du fait de la fatigue accumulée par les deux formations en raison du calendrier excessif du mois d’octobre et à la fois à cause de ces problèmes structurels en défense. Lyon reprenait l’avantage à peine deux minutes plus tard après une chevauchée solitaire de Sydney Govou dans la défense marseillaise sans qu’aucun Phocéen ne vienne se mettre en opposition. La frappe pure des seize mètres de l’ex-capitaine lyonnais allait se loger dans la lucarne d’un Mandanda à présent fou furieux (14e). 2-1.
Lyon produisit du jeu et la multiplication des solutions offensives proposées par Lisandro Lopez permettait d’envisager avec sérénité et non plus avec dépit la valeur du transfert de l’Argentin. Mais malgré cela, c’est bien Marseille qui revint dans le match au travers d’un tir flottant et lointain d’environ vingt-cinq mètres de Benoît Cheyrou qui, du pied droit, égalisait à nouveau pour l’OM (44e). Lloris touchait pour la deuxième fois le ballon sans pourvoir l’arrêter. 2-2.
