Les Olympiques se livrèrent un combat épique ! (2ème partie)
Marseille revint des vestiaires bien plus concentré
La deuxième mi-temps fut nettement en faveur des hommes de Didier Deschamps qui prirent l’avantage d’emblée. La montée d’Heinze permit d’obtenir une touche jouée rapidement par l’Argentin qui trouvait Abriel côté gauche. L’ex-Lorientais se retournait et débordait pour un centre repris instantanément du pointu par Koné (47e). Lloris avait encore touché le ballon mais à nouveau sans succès. L’OM menait 3-2 à Gerland.
Davantage disciplinés en défense, mieux positionnés de manière générale à la récupération, le travail abattu par le trio du milieu de terrain (Mbia, Cheyrou, Abriel) commençait à porter ses fruits, même si on ne peut pas s’empêcher de penser que Niang et Koné, qui ne sont pas de véritables ailiers, font souffrir leur équipe par leur placement. Refusant trop souvent de prendre leur couloir et préférant régulièrement repiquer dans l’axe, ils facilitent le travail de la défense adverse qui n’avait qu’à se concentrer dans ce secteur de jeu pour détruire bon nombre d’ambitions offensives phocéennes.
L’OM manqua cependant de tuer le match à deux reprises par Brandao (55e) puis par Mbia (56e) mais Lloris veillait. C’est alors que Lyon entamait une période de domination latente, sans jamais vraiment se montrer dangereux mais en faisant reculer Marseille. Ces quinze minutes furent illuminées par un chef-d’œuvre de Lisandro Lopez, repoussé par Mandanda (56e) et la volée de Gomis, à côté (70e).
Marseille avait-il tué le match ?
Dès lors, le rythme ralentit. On pense l’OM à l’abri d’autant que sur un autre corner, Brandao propulse le ballon au fond des filets d’une reprise du bout du pied devant Bastos (79e). Mais c’était sans compter sur l’abnégation lyonnaise qui allait permettre aux hommes de Claude Puel de réduire le score, d’égaliser puis de prendre l’avantage en moins de dix minutes. C’est tout d’abord Lisandro Lopez (cf. photo ci-dessus), remarquablement bien servi par Makoun qui trompait Mandanda d’une petite balle piquée admirable (81e). Par la suite, une faute de main dans la surface de Heinze, probablement involontaire, donnait un penalty que l’Argentin transformait (83e). Et ce fut encore l’ex-joueur du FC Porto, homme du match, qui se trouva à l’origine du cinquième but lyonnais puisqu’il récupéra le ballon à quarante mètres du but marseillais, le transmit à Gomis qui passait à Pjanic. Le Bosniaque, à l’entrée de la surface légèrement sur la gauche, ne tirait pas et servait Bastos qui envoyait un missile à ras-de-terre à un Mandanda dépité (90e). 5-4 pour l’OL alors que commençaient les arrêts de jeu.
Mais l’OM continua d’y croire et sur un cafouillage généralisé, Niang parvint à tirer sur un Lloris retrouvé. Le ballon, volant dans les airs, retombait sur un conglomérat formé par Mbia, Cris et Toulalan, lequel sous la pression marquait contre son camp de la tête (90+2e).
Les deux équipes se quittaient ainsi sur un match nul, n’ayant quasiment montré aucune valeur collective sur le plan tactique mais s’en remettant toutes deux à leur culture de la gagne et à leurs individualités. Quoiqu’il en soit, si le match fut pauvre tactiquement, il fut spectaculaire. Canal +, qui fêtait ses 25 ans, ne se plaindra pas de ce joli cadeau d’anniversaire…
La vidéo des dix buts marqués hier soir :
