Analyse du test-match France – Nouvelle Zélande
Tout avait si bien commencé…
L’entame de match tournait plutôt à l’avantage de nos coqs en ce samedi soir. Premier renvoi, faute de Trinh Duc, mêlée à suivre. Les avants français mettaient alors la pression sur la première ligne adverse. Pénalité réussie par Dupuy… (3e minute)
Avant de revoir les trois-quarts néo-zélandais
De la même façon, la première attaque en première main néo-zélandaise aboutissait à un essai de Siviviatu après une inspiration du génial Dan Carter (8e). Cette première attaque allait symboliser à elle seule la physionomie du match : les trois-quarts « white » allaient être diablement efficaces pendant le match, là où approximation et mauvaises passes allaient faire avorter toutes les actions françaises.
Le jeu semblait pourtant s’équilibrer et les Français revenaient dans les 22 des Blacks. Mais ce temps fort échouait à cause d’une passe dans les chaussettes de Dupuy. Résultat, seulement une tentative de drop avortée de l’ouvreur Montpelliérain…(12e)
Deux pénalités plus tard pour le XV de France, les Blacks manquaient d’un rien le deuxième essai après un ballon contré sur un dégagement dans les 22 (20e)… Mais, ce n’était que partie remise… Après un temps fort français et un bon petit coup de pied par-dessus de Vincent Clerc, Carter relançait la machine de guerre des joueurs à la fougère. Passe de Carter pour Smith qui alertait Siviviatu. Ce dernier grillait la politesse à notre second centre et transmettait à Muliania qui s’en allait en terre promise… (23e).
Avant de voir les Français sombrer sur leurs points forts
Mêlée à 5m de la ligne française suite à un en avant des Whites, la pression était cette fois sur la première ligne française qui subissait la poussée black et la mêlée tournait. Kaino s’avérait alors être le plus malin, il extirpait le ballon de la mêlée et plongeait dans l’en-but (cf. photo ci-contre, 32e).
Le coup de poignard était terrible. Dans LE secteur fort des français, les Blacks nous punissaient…
A la mi-temps, les Néo-Zélandais menaient 12 -22 .
Le tournant du match
Dès le début de la deuxième mi-temps, nos joueurs repartaient à l’assaut de la ligne black. Dès l’entame une belle combinaison du revenant Jauzion avait failli envoyer à dame Maxime Médard. L’action se concluait par une mêlée à cinq mètres de l’en-but adverse. (46e)
Sur cette mêlée, les Français mettaient à la faute les Whites. A ce moment-là, la France menait en mêlée et obtenait une pénalité. Au lieu d’enfoncer le clou pour montrer que l’équipe était là, décision de tenter la pénalité était prise et cette dernière était ratée. (48e)
L’équipe de France avait choisi de joueur petit bras une pénalité en coin contre le vent alors qu’une nouvelle mêlée pouvait nous remettre dans le match et montrer aux Blacks que les joueurs n’avaient pas oublié la première mi-temps…
They are all backs
La suite fut un long calvaire pour notre XV de France. Dominé dans le jeu, dans les rucks, avec un rééquilibrage total en mêlée fermée, le XV de France s’était éteint avec les sorties des meilleurs avants du match Servat et Chabal. Comment ne pas se rappeler cette petite merveille de jeu au pied par-dessus fait par… un 2e ligne nous ramenant au gouffre technique existant entre cette équipe légendaire et notre formation par poste (65e)… Les deux essais sur des actions de relance restaient anecdotiques, nous renvoyant à notre bon vieux syndrome : nous sommes incapables d’enchaîner deux performances de haut niveau…

