La Tribune du Sport


Amélie Mauresmo tire le rideau sur une carrière magnifique…

Publié dans WTA Tour par Roland Richard le 4 décembre 2009
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Source : LeJdd.fr

Des débuts remarqués… (1993-2001)

 

Amélie Mauresmo est née il y a un tout petit peu plus de trente ans, le 5 juillet 1979, à Saint-Germain-en-Laye en région parisienne. Passée professionnelle en 1993, elle participe à son premier Roland Garros en 1995 et signe son premier coup d’éclat trois ans plus tard en dominant notamment Lindsay Davenport (n°2 mondiale) au Berlin-German Open.

En 1999, c’est un véritable triomphe, semblable à celui que connut Jo-Wilfried Tsonga en 2008. Elle parvient en finale de l’Open d’Australie mais chute face à l’irrésistible Martina Hingis (photo). En 2001, elle perd au premier tour de Roland Garros et se forge une image de joueuse aussi fragile que talentueuse.

Les années Courteau (2002-2008)

 

Elle commence alors une longue collaboration avec Loïc Courteau. Ce sont ces années 2002-2008 qui verront l’espoir consacré en championne. En 2002, elle atteint les demi-finales de Wimbledon et de l’US Open. L’année suivante, elle rentre dans le top 5 mondial et remporte le premier titre majeur de sa carrière, mais avec l’équipe de France, pas en individuel : la Fed Cup (photo ci-dessous). Cette sélection connaît alors un âge d’or avec deux joueuses de très haut niveau, Marie Pierce et donc Amélie Mauresmo.

Source : WTA.com

En 2004, elle remporte la médaille d’argent en simple aux Jeux Olympiques d’Athènes et devient numéro un mondiale en septembre. Mais la Française n’a toujours pas remporté de Grand Chelem et peine à trouver à légitimer un statut qu’elle a obtenu par sa constance, un peu à l’image de Dinara Safina cette année. Elle perd d’ailleurs sa place de meilleure joueuse du monde cinq semaines plus tard ainsi que la finale de Fed Cup contre la Russie de Myskina.

En septembre 2005, elle est de nouveau en finale de la Fed Cup avec ses coéquipières (Pierce, Golovin, Dechy), mais la France échoue encore dans sa quête de suprématie mondiale face aux Russes de Dementieva, Myskina et de la jeune Safina… Qu’à cela ne tienne, en novembre, elle remporte enfin son premier sacre en simple avec une victoire exceptionnelle contre sa compatriote Marie Pierce en finale du Masters féminin (équivalent de la Master’s Cup), tournoi rassemblant les huit meilleures joueuses du monde. Cette victoire la libère probablement du poids de la pression puisque deux mois plus tard, en janvier, elle gagne enfin son premier Grand Chelem, l’Open d’Australie. Mais là encore, en France comme ailleurs, on rechigne à se réjouir. Son adversaire, Justine Hénin, se blesse pendant la rencontre et c’est sur abandon qu’Amélie s’impose. Il faut donc attendre Wimbledon la même année, en juillet.

Affrontant encore une fois Justine Hénin, elle bat la Belge, cette fois-ci dans un match plein (2-6 ; 6-3 ; 6-4, photo ci-dessous).

Source : LeJdd.fr

Mais curieusement, ce sommet fut aussi son apogée. La constance qui caractérisait tant la joueuse français s’effrite. Une opération de l’appendicite en mars 2007 vient même porter un coup presque définitif à son niveau de jeu. A la fin de l’année, elle sort du top 10 pour ne jamais le retrouver (18ème). Ce lent déclin la fait même s’interroger sur la suite à donner à sa carrière après une année décevant en 2008 où elle termine au 24ème rang.

Une année 2009 marquée par des victoires françaises…

 

En 2009, le circuit WTA aura vu son plus beau revers à une main depuis la retraite de Justine Hénin effectuer deux belles prestations. En février, elle s’impose au Tiers-1 (plus ou moins équivalent des Masters 1000) de l’Open Gaz de France de Paris et maintient quelques semaines plus tard la France dans le groupe mondial lors d’un barrage compliqué contre les Slovaques où elle remporte ses trois matchs.

En juillet, à Wimbledon, elle pratique un jeu très offensif qui la fait perdre seulement de justesse devant la Russe Safina, numéro une mondiale. Mais elle n’a rien à regretter, à trente ans, elle fut la joueuse qui monta le plus au filet de tout le tournoi…

Lire “Mauresmo, une championne charismatique”

La vidéo des moments forts de la finale de Wimbledon remportée par Mauresmo en 2006 contre Justine Hénin :

http://www.youtube.com/v/A5YQk3GsxOw&hl=fr_FR&fs=1&

2 réponses à 'Amélie Mauresmo tire le rideau sur une carrière magnifique…'

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  1. [...] de jeu global proposé par le tennis féminin français depuis les retraites d’Amélie Mauresmo (décembre 2010) et de Nathalie Dechy (juillet [...]


  2. [...] Source : LeJdd.fr [...]


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