La Tribune du Sport


PSG – OM : mistral gagnant !

Publié dans Ligue 1 par Steven Ayache le 1 mars 2010

Source : Football.fr

Des supporters frileux

Ce classique français a toujours une saveur particulière, quelle qu’en soit l’issue. Mais l’ambiance est d’autant plus spéciale avec l’absence des supporters marseillais qui refusaient de se faire escorter au départ de la cité phocéenne. Évidemment, le risque encouru obligeait les Marseillais à regarder ce match sur écran. Il y a quelques années, les joueurs eux-mêmes avaient déclaré forfait au grand dam du spectacle.

C’est donc dans une ambiance totalement hostile que les Marseillais pénètrent dans l’antre parisienne. Le PSG a beaucoup à prouver envers ses supporters dans un climat de doute. Malgré la victoire face à Toulouse, le Parc garde toujours en tête cette cuisante défaite 0-3 lors de la venue de Lorient. Face à des Olympiens en pleine confiance, les Parisiens doivent jouer à fond la carte de l’outsider dans un classique où les favoris du jour ne se sont historiquement imposés qu’une fois sur quatre.

Quand Paris souffle le show, Marseille jette un froid !

Cette situation se traduit sur le terrain dès les premières minutes. Paris exerce un pressing constant, joue haut, montre une envie et une rage dans les duels qui surprend une équipe marseillaise d’un calme… olympien. Le public siffle copieusement Heinze dès qu’il effleure le ballon à un tel point qu’on aurait pu souhaiter son remplacement, juste pour s’entendre penser. Personne ne fête cette sérénité marseillaise face aux premiers assauts.

Mais à la 15ème minute, contre le cours du jeu, sur une déviation de Cheyrou prenant en traître un Traoré bien mou, Ben Arfa « Hatemise » le PSG d’une très belle frappe du droit, 1-0.

Edel, l’homme sans âge, est lent, trop lent et Paris voit ses plaies défensives se rouvrir.Tout avait si bien commencé pour le PSG, mais il aura suffit d’une seule occasion aux Olympiens pour marquer.

Par la suite, malgré plusieurs occasions de Erding qui règle la mire sans pour autant cadrer et Hoarau qui bute sur un Mandanda étincelant, Paris n’y arrive pas.

Source :football365.fr

Marseille jouit d’une défense de fer mais peine à construire le jeu en contre, la faute à un travail de sape parisien mené sans relâche par le quatuor du milieu, Makélélé en tête. La charnière bringuebalante des hommes de Kombouaré (Camara-Traoré) ne tient que grâce au regroupement du bloc-équipe qui permet d’isoler Niang, les ailiers ayant du mal à trouver les espaces.

L’arbitre siffle la première mi-temps sur une indécision : une capitale menée mais battante, une cité paisible bien que menacée. D’ailleurs, on se dit que Marseille regrettera peut-être cette tête de Heinze sur le poteau à la 44ème minute.

Et la tempête secoua le parc

La deuxième mi-temps voit revenir des vestiaires un Paris occis, résigné, prostré, incapable de développer du jeu, ayant perdu toute agressivité. Du coup, les Marseillais en profitent par Cheyrou et Lucho pour développer leur jeu riche en alternance de jeu court et jeu long. Niang prend bien plus de ballons en appui et s’accorde même quelques percées.

Mais c’est cette fois Edel qui sur un centre fort de Heinze capte le ballon…puis le relâche dans les pieds de Lucho qui transperce les filets parisiens à la 55ème minute, 2-0.

Tous les espoirs de Paris semblent réduits à néant dès ce deuxième but et les quelques restes du Paris conquérant de la première période s’effacent pour laisser place à un vide footbalistique. Symbole de la faiblesse défensive parisienne : suite à ce deuxième but, Kombouaré sort un Sammy Traoré médiocre pour faire rentrer le jeune Sankharé.

Dès lors, les Marseillais vont calmement dérouler et exaspérer les joueurs de la capitale qui reprennent leur agressivité de manière négative par un coup de coude du même Sankharé sur Mbia peu après son entrée.

Source :football365.fr

Niang continue son jeu en appui dos au but et sera le serveur du troisième but pour Cheyrou à la 71ème minute, lui offrant un face à face gagnant avec Edel, 3-0.

La fin du match voit pour seule surprise l’entrée de Kezman, de retour au Parc qu’il séduira avec un tacle assassin lui valant un carton jaune dès son entrée.

Après le vent, la récolte

Sammy Traoré, meurtri, aura du mal à avouer au micro de Paganelli que Marseille a montré une classe digne des grandes équipes de football dans un match à forte pression. Le Parc, qui n’a finalement fait que siffler, réclame la fin des colonies.

De leur côté, les Marseillais effacent les affronts des années Fernandez et Ronaldinho en infligeant à leurs ennemis jurés une défaite qui fera date.

A noter également les deux buts des nouveaux appelés en équipe de France, Ben Arfa (intermittent du spectacle désormais de plus en plus régulier) et Cheyrou (le « monsieur propre » de l’OM), montrant une fois de plus leur valeur au sélectionneur face à des Toulalan et autre Govou.

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