La Tribune du Sport


Barcelone s’impose dans un climat délétère face à Arsenal (3-1)

Source : Actualidad.rt.com

Pour ce huitième de finale retour de la Ligue des Champions 2010-2011, Barcelone s’est imposé sur ses terres face aux Gunners d’Arsenal (3-1). Pourtant, on a bien cru pendant une heure qu’Arsenal, après sa victoire au match aller (2-1), pouvait créer la surprise. Analyse tactique d’un match qui a mal tourné à cause des joueurs.

Les options tactiques d’Arsène Wenger et les absences


On vous avait promis une analyse fouillée dans l’article sur Marseille. L’occasion était toute trouvée avec un huitième final retour de Ligue des Champions entre les deux équipes les plus joueuses d’Europe, Barcelone et Arsenal. Quelque chose de fugitif certes mais qui devait permettre aux amateurs de football de prendre une bouffée d’oxygène entre les dizaines de rencontres défensives que chacun regarde pendant la saison.

Mais finalement, le crunch entre Liverpool et Manchester United (3-1) de dimanche était bien plus spectaculaire et surtout, bien plus équilibré. Après avoir  remporté le match aller 2-1 à l’Emirates Stadium, Arsène Wenger (photo) avait choisi de défendre et d’agir en contres, un peu à la manière de l’Inter de Milan de José Mourinho l’an passé, en demi-finale retour de cette même compétition. Car prétendre gagner au Camp Nou relève de l’arrogance. Et pourtant doté d’un orgueil important, le technicien français ne s’était pas imaginé aller jusque là.

Source : Sport.es

Laisser le ballon à Barcelone – le Barça enregistra d’ailleurs un taux de 68 % de possession de balle sur l’ensemble de la rencontre – impliquait une tactique très rigoureuse à la récupération. Deux options s’offraient donc aux Gunners de Londres : soit opérer un pressing très haut et très agressif avec un bloc-équipe étendu sur une trentaine de mètres ; soit choisir de tasser le bloc-équipe sur une vingtaine de mètres, laissant ainsi le minimum d’espaces entre les rideaux défensifs pour rendre difficile la transmission de balle rapide des Catalans.

La première tactique avait pour principal défaut d’offrir précisément de l’espace mais l’avantage d’être présent sur le porteur de balle adverse. La seconde laissait au contraire le porteur de balle adverse un peu plus tranquille mais rendait indispensable le mouvement permanent des adversaires pour lui fournir une solution.

Arsène opta pour la seconde option. Cependant, tasser un bloc-équipe sur une vingtaine de mètres offre de facto un véritable champ vide derrière le second rideau – celui des défenseurs. On sait les Catalans pas manchots dans l’exercice d’expédier des caviars au-dessus de la défense mais Wenger comptait probablement sur la dimension physique de sa défense et sur sa taille (Clichy, Koscielny, Djourou, Sagna mesurent entre 1m76 et 1m93) par rapport à des attaquants catalans moins puissants et plus petits (Villa était le plus grand des cinq joueurs offensifs alignés mardi et il rend un centimètre à Sagna, 1m75).

Pour les absences de marque, il fallait noter qu’Arsenal avait récupéré in-extremis son meneur de jeu espagnol et capitaine, Fabregas, ainsi que son avant-centre hollandais, Van Persie. En revanche, l’ailier droit anglais, Walcott, et le récupérateur camerounais, Song, manquaient à l’appel.

Du côté de Barcelone, la principale incertitude résidait dans une charnière centrale plus qu’expérimentale avec un latéral gauche, Abidal, reconverti en central gauche pour palier la blessure de Puyol ; et un milieu défensif, Busquets, reculé en défense centrale pour remplacer Piqué, suspendu. Excepté Alves sur le flanc droit, la défense était complètement remaniée (Adriano, Abidal, Busquets, Alves). Mascherano était par voie de conséquence titularisé en lieu et place de Busquets à la récupération.

Barcelone fut seul à exister et tout a encore dépendu de Messi


Source : Barcelonaya.com

On l’a dit, Arsenal était venu pour défendre. Et cela s’est vu ! Dans les phases défensives, qui furent l’essentiel du match, Arsenal avait choisi de délaisser son 4-3-3 pour un 4-4-2 avec Nasri en recul sur le côté gauche ainsi que deux joueurs offensifs, Fabregas et Van Persie laissés devant afin de gêner la relance. Voilà pour le schéma.

On le répète, Arsène avait également privilégié l’absence d’espaces entre les lignes en serrant les deux rideaux de quatre joueurs sur une quinzaine de mètres pour empêcher Barcelone de jouer rapidement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a plutôt bien fonctionné en première période.

La première occasion survint seulement à la 28ème minute. Et s’il n’y eut rien pendant cette première demi-heure, c’est parce que l’entraîneur de Barcelone, Guardiola, avait cette fois-ci demandé à Messi (photo) de ne pas décrocher trop souvent et de jouer pleinement numéro 9 entre les deux membres de la charnière adverse (Djourou et Koscielny). Une tactique qui n’a pas fonctionné tant le premier rideau gunner (Nasri, Wilshere, Fabregas, Diaby), hermétique, imposait la percussion de trois joueurs (Messi, Iniesta, Xavi) pour être franchi et non de deux seulement (Iniesta, Xavi). C’est quand Messi a reculé de quinze-vingt mètres pour participer aux lancements de jeu (les fameux « seconds ballons », les premiers étant la relance des défenseurs) que Barcelone a commencé à faire mal à Arsenal.

En effet, et on l’a déjà constaté avec l’Espagne en finale de la Coupe du monde, les Catalans font le choix, arrogant diront certains, de passer quoi qu’il arrive par l’axe du terrain. Les latéraux ne sont là que dans une démarche d’étirement destinée à resservir l’axe au sol (les trois quarts du temps), et peu à faire des centres (un quart du temps) du moins contre une équipe défensivement « en hauteur » comme Arsenal. En ce sens, on a souvent vu Alves monter côté droit mais davantage pour offrir un point d’appui, pour « dédoubler » et refaire la passe au sol vers l’axe, donc en somme pour franchir le premier rideau par le côté, plus que pour vraiment apporter un poids offensif grâce à des centres.

Barcelone a donc éprouvé des difficultés tant qu’il ne s’est pas résolu à faire redescendre Messi d’un cran et à reprendre la tactique de l’attaquant « fantôme » où le numéro 9 n’est pas fixe. Une fois Messi replacé plus bas, ce fut alors alternativement Villa, Pedro, Messi ou parfois en seconde période, les trois en même temps qui occupèrent ce rôle.

Pour ceux qui ne croiraient pas que Barcelone a refusé les centres, il faut regarder la 34ème minute de la rencontre. Adriano, monté sur le flanc gauche, tentait alors un centre. Et pour la deuxième fois de la rencontre sur ce type d’action, aucun Catalan n’était dans la surface de réparation. C’est dire si le plan de jeu n’allait pas dans cette direction.

Source : Cronica.com

Quoi qu’il en soit, une fois Messi redescendu d’un cran, Barcelone a mis au supplice Arsenal. Et même si Koscielny et Djourou ont livré une partie de très haut vol – que peu de charnières arriveront à  reproduire cette saison face à Barcelone –, ça ne pouvait pas suffire. Le ballon était perdu trop vite par Arsenal après la récupération et, rapidement, l’étau s’est refermé sur les quarante voire les trente derniers mètres des Gunners.

Les occasions se sont alors multipliées : Pedro (28’), Villa (33’), Adriano sur le poteau (36’), Messi (45+2’) et finalement une double-incursion dont la deuxième fut convertie en but (45+3’). Pourtant, entre les deux situations, Arsenal avait récupéré le ballon. Mais une fois encore, il l’avait trop vite perdu, Fabregas ayant tenté une talonnade difficile pour Wilshere… à vingt-cinq mètres de ses buts plein axe. Iniesta chipait la balle, effaçait Koscielny, puis servait un petit caviar entre Nasri et Clichy pour Messi. L’Argentin, jusque là en échec face à Arsenal, transformait cette offrande en joyau (photo, 45+3’).

En deuxième période, la tendance fut plus écrasante encore avec onze occasions de but à mettre au compte de Barcelone, et pratiquement autant d’arrêts ou de sorties de la part d’un Almunia (portier d’Arsenal) exceptionnel alors qu’il n’était même pas titulaire au départ. En ce sens, les deux buts de Xavi et de Messi, respectivement aux 68’ et 70’ sur pénalty, ne furent que la conséquence logique d’une domination sans partage. Au terme de ce match, Arsenal n’avait pas frappé une seule fois au but, avait commis plus de deux fois plus de fautes que Barcelone (dix-neuf contre huit) et avait écopé de six cartons dont un rouge contre aucun pour leurs hôtes.

Analyse du match de l’arbitre, M. Bussaca


Bien sûr, on va parler toute la semaine, en Angleterre comme ailleurs, de cette décision surprenante de l’arbitre suisse de la rencontre, M. Bussaca (photo, à g.), prise à la 56ème minute. Car si Barcelone a dominé cette rencontre de la tête et des épaules, la chronologie ne leur fut malgré tout pas complètement favorable.

A la pause, Barcelone est certes qualifié en menant 1-0 mais dès la 52ème minute, Arsenal avait égalisé grâce à un raid solitaire de Nasri sur le côté gauche. L’international français obtenait un corner sur lequel Busquets marquait contre son camp. Si la défense rafistolée de Barcelone n’avait jusqu’ici pas eu à souffrir des absences de ses deux champions du monde (Piqué et Puyol), elle frisa alors la correctionnelle. Car à 1-1, il fallait à Barcelone marquer deux buts pour se qualifier mais face à un Arsenal revigoré et dont on sait qu’il finit particulièrement bien ses matchs (cf. le match aller où Arsenal avait égalisé puis pris les devants dans les quinze dernières minutes), la mission s’avérait tout à coup bien difficile.

Source : ElUniversal.com

Oui mais voilà, quatre minutes plus tard, Van Persie (photo à d.), signalé hors-jeu, tirait malgré tout au but. Sa frappe fut interprétée par l’arbitre comme un geste de défiance et sans hésiter une seule seconde – et c’est que lui reprocha le Néerlandais à l’issue de la rencontre – M. Bussaca décidait d’expulser le joueur en le sanctionnant d’un deuxième carton jaune.

L’avant-centre des Gunners prétendit, de surcroît, n’avoir pas entendu le coup de sifflet dans un Camp Nou de 95 000 spectateurs, assourdissant. Possible. Quoi qu’il en soit, l’arbitre a surtout appliqué la règle d’une manière extrêmement littérale, sans prendre en compte l’esprit de la règle. Et c’est sûrement cela qu’on lui reprochera, à raison sans doute – et il est rare que ces colonnes s’opposent aux arbitres.

A la décharge de M. Bussaca, je rappellerai malgré tout que le match était très difficile à arbitrer pour plusieurs raisons :

-         d’une part l’enjeu du match entre les deux meilleures équipes d’Europe sur le plan du jeu a suscité une attente considérable ;

-         d’autre part, et cela découle directement de l’enjeu du match en question, certains joueurs, au comportement habituellement déjà limite (Alves, Van Persie), ont rendu la partie très difficile à arbitrer.

En effet, on le sait, ces matchs sous haute-tension ont tendance à souligner le caractère profond des joueurs. Si l’on a pu constater le fair-play constant de Messi, on a aussi pu apercevoir qu’il n’en faut pas beaucoup à Alves pour sortir de ses gonds : le tacle du Brésilien sur Nasri (25’) était plus que limite bien qu’il ait touché le ballon en premier. Parce que ce geste n’était pas maîtrisé et qu’il prenait en même temps la jambe arrière du Français qui avait pris un ascendant psychologique au duel jusque là.

De la même manière, le comportement simulateur ou exagéré du même Alves face à Clichy (39’) eut pour effet de faire partir au quart de tour quelqu’un comme Van Persie qui n’en demandait pas tant pour s’agacer. Ainsi, la claque au visage donnée par le Néerlandais à Alves (45’) aurait sans doute dû être sanctionnée d’un carton rouge immédiatement. Il ne reçut qu’un jaune. Par la suite, d’autres décisions ont sous-estimé l’intention ou la réalité du mauvais geste comme le tacle dangereux de Rosicky sur Abidal où le Tchèque ne prit même pas de carton jaune (42’). Dans la foulée, Mascherano intervint de manière rugueuse bien que légitime sur Wilshere (photo, 44’). Tous ces gestes litigieux ont eu pour effet d’installer un sale climat dans le match.

Source : Actualidad.rt.com

Et le dérapage était inévitable. Le très mauvais comportement d’Alves a certes provoqué les Gunners mais Van Persie s’est rendu coupable d’un geste absolument honteux en lui donnant cette claque gratuite (45’). Donc finalement, et même si M. Bussaca a agi par excès de zèle au moment d’exclure Van Persie (56’), on peut considérer que le climat délétère que le Néerlandais avait largement contribué à instaurer dans ce match fut finalement réglé d’une manière radicale mais pas complètement déraisonnable… L’arbitre était sous pression à la suite de cette première mi-temps qui s’était finie en eau de boudin et il a jugé sévèrement un joueur loin d’être irréprochable sur son comportement auparavant.

Après l’expulsion, Arsenal a bien sûr tenté de conserver sa remarquable discipline en fixant deux rideaux de quatre joueurs mais Fabregas, seul pour gêner la relance espagnole, ne pouvait pas empêcher le jeu de changer rapidement de côté – car ce sont souvent les défenseurs centraux qui donnent l’orientation du jeu au départ de l’action, axiale ou sur un côté.

En somme, on peut évidemment regretter la décision de M. Bussaca mais les joueurs, en étant tombé dans le travers de la filouterie et des gestes d’antijeu, ne peuvent finalement s’en prendre qu’à eux-mêmes car ce sont eux qui, originellement, ont rendu la tâche difficile à celui qui est reconnu de tous comme l’un des meilleurs arbitres du monde.

Par ailleurs, le résultat final (3-1) n’est pas illégitime (19 tirs à 0 pour Barcelone et une possession de 68 %) mais il est simplement regrettable pour le spectacle que le match n’est pas eut lieu dans son intégralité, à onze contre onze. Et qui sait, Arsenal aurait bien été capable de l’exploit de se qualifier sans frapper une seule fois au but…

5 Réponses à 'Barcelone s’impose dans un climat délétère face à Arsenal (3-1)'

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  1. Ce carton rouge n’en finit plus de faire débat. Guardiola a vivement réagi aux propos d’Arsène Wenger qui affirme que l’arbitre a tué le match. L’entraîneur catalan n’a pas mâché ses mots en rappelant qu’Arsenal "n’a pas aligné trois passes de suite" du match. Ce qui n’est pas tout à fait faux…

    • Guillaume a dit,

      La réaction de Guardiola est compréhensible mais, à mon sens, illégitime. Si tu peux envisager toi, comme tu le fais à la fin de cet article (excellent, du reste), qu’Arsenal aurait très bien pu se qualifier (en maintenant le 1-1, ou en s’appuyant sur lui en cas d’évolution ultérieure du score), il me paraît clair que Guardiola ne peut que l’avoir envisagé lui aussi.

      La vérité est, à mon avis, que les Espagnols n’en menaient pas large lorsqu’ils se sont vu rejoints au score par les Anglais. Et Guardiola a certainement dû enrager à cette idée de pouvoir échouer alors que l’équipe adverse ne parvenait effectivement pas (ou peu s’en faut) à construire quoi que ce soit. Tu le dis très bien : le défi imposé par Arsenal de devoir marquer deux buts, après le temps qu’ils avaient mis pour en mettre un seul, leur est certainement apparu, tout d’un coup, comme un défi difficile à relever.

      Il me semble, d’ailleurs, que c’est bien ce que la suite du match a montré. Réduits à dix, les Londoniens ont bel et bien concédé les deux buts supplémentaires qui allaient leur être fatals. Mais c’est tout, rien de plus. Le Barça n’a pas mis 5-1 à Arsenal, loin de là. Ce qui, avant que le match ait lieu, était un score envisagé par les bookmakers pour ce match au Nou Camp – en n’imaginant alors, naturellement, pas autre chose qu’une opposition équilibrée à onze contre onze…

      Autrement, merci pour ce très bel article. Ton point de vue sur l’arbitrage est très fin, et me convainc. Quant à ce qui précède, c’est, comme d’habitude, du plus grand intérêt pour quelqu’un comme moi, qui reste en matière de football un simple amateur. C’est vraiment extrêmement plaisant, cette possibilité que tu offres de voir à nouveau le match avec, cette fois, le spectacle tactique en plus du spectacle immédiat, purement visuel.

      C’est ce qu’on attend, évidemment, du journalisme sur le fond. Et c’est ce qu’on a ici depuis maintenant plusieurs mois. Longue vie !


      • Premièrement, merci beaucoup pour ton commentaire qui me touche beaucoup, j’essaie de faire de mon mieux ! :-)

        Ensuite, pour répondre sur le fond. Je pense qu’effectivement Guardiola a dû envisager l’inenvisageable pour ses joueurs : être éliminés par une équipe qu’ils étaient en train d’étriller au match retour (au sens vraiment de rentrer de partout)…

        Maintenant, je doute aussi de la possibilité pour Arsenal de tenir face à une équipe de Barcelone qui allait se montrer de plus en plus pressante. Comme l’a montré la suite du match,certains joueurs d’Arsenal étaient individuellement au bord de la rupture (comme Koscielny qui concéda le pénalty).

        Même si Barcelone n’était parvenu à marquer qu’une seule fois dans le temps réglementaire, une prolongation aurait à mon avis été fatale à Arsenal tout simplement parce qu’il était complètement dominé. Le but d’Arsenal relève d’un exploit individuel (Nasri) conjugué à un coup de chance (csc).

        Ce genre de combinaison gagnante ne survient, à mon sens, pas plusieurs fois dans un match tel que celui-là. Même face à une charnière inexpérimentée (Busquets-Abidal).

        En revanche, si par hasard Arsenal était resté à onze contre onze. Et s’il n’avait pas pris de but trop vite (disons en maintenant le 1-1 jusqu’à la 70′), je pense qu’on aurait pu assister à quelque chose de surprenant (mais la possibilité demeurait faible) : à savoir que Barcelone semblait épuisé en fin de match et qu’il aurait pu s’arrêter là (1-1).

        Les actions que les Catalans se sont créé étaient certes très belles mais un certain nombre des onze occasions n’étaient que des demi-occasions (d’où d’ailleurs les arrêts répétés d’Almunia qui était pour moitié des exploits mais pour moitié des tirs sur lui). Ce que je veux dire, c’est qu’il y a eu pas mal de précipitation dans la construction des actions catalanes… Et c’est pour ça que la majorité n’a rien donné.

        Si la frustration s’était installée côté barcelonais, chose possible au vu de l’intensité du soulagement de toute l’équipe lors du second but inscrit par Xavi, on pourrait imaginer que Barcelone aurait fini par s’épuiser (un peu comme face à Chelsea il y a deux ans où Barcelone s’était imposé au dernier moment en ayant souffert de manière spectaculaire ou bien l’année passée contre l’Inter).

        Bref, on ne saura jamais mais ce qui est sûr, c’est qu’Arsenal n’est plus très loin. Et les sifflets à l’encontre de Fabregas lors de sa sortie retarderont peut-être l’échéance de le voir partir vers Barcelone la saison prochaine. Ce serait formidable de voir la progression d’Arsenal (avec ses jeunes) l’an prochain dans un contexte semblable !


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