La Tribune du Sport


Football et dopage : les révélations !

Source : LesDessousduSport.fr

Ce premier article sur le dopage dans le football a pour objectif d’expliquer, à la lumière du livre de Jean-Pierre de Mondenard, pourquoi le dopage est efficace dans le football et pourquoi les contrôles effectués par les instances du football ne le sont pas.

Grève des joueurs français, preuves de corruption au plus haut niveau à la FIFA, matchs truqués, arbitres harcelés, rapports avec une prostituée mineure, quotas ethniques dans les centres de formation français, le football n’en finit plus de décevoir et déballer son linge sale en public. Cerise sur le gâteau, le dopage est venu couronner une liste de maux déjà bien chargée. Analyse.

Le sport à l’image de la société : corruption, racisme, dopage ?

Depuis un an, le sport a fait son entrée dans les colonnes et sur les pages des sites web de la presse généraliste, non plus seulement pour relater les résultats, mais pour des questions bien plus préoccupantes. A de multiples reprises on a entendu spécialistes attentifs et observateurs improvisés souligner les ressemblances entre la société et le sport pour justifier cette tendance.

En effet, bien des affaires ont émaillé l’image irréprochable d’un sport se voulant tout à la fois vecteur du multiculturalisme, pratique sociale exemplaire et créateur de liens entre les gens. Malgré cela, on a encore constaté mardi dernier dans l’article « Les petites affaires du sport sont éclipsées par DSK », publié sur le blog « Contre-Pied » du Monde.fr, que le souvenir que laissent certains dossiers est beaucoup moins résistant aux affres du temps et à l’oubli que d’autres.

Car si l’affaire des quotas a défrayé la chronique tout au long du mois de mai – même si elle n’a finalement abouti sur aucune sanction, on s’est au contraire évertué à cesser de parler le plus vite possible d’une véritable météorite qui était tombée dans la marre du football en novembre dernier.

Le dopage dans le football existe bel et bien, il n’est peut-être pas généralisé mais il est monnaie courante. Et quasiment tous les grands succès du football français de ces vingt dernières années lui sont liés de près ou de loin. C’est le très respecté Docteur Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport et spécialiste des questions de dopage, qui le dit dans un ouvrage au vitriol dont le titre est sans équivoque, Dopage dans le football - La loi du silence.

Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’un livre évoque les affaires qui ont égratigné l’image du football. Comme le rappelle en adresse le Dr de Mondenard, d’autres hommes se sont distingués dans la tentative courageuse de faire sortir le football de ses œillères. Parmi eux :

• Raffaele Guariniello (procureur adjoint de Turin ayant instruit le procès de la Juventus Turin en 2004)
• Eric de Montgolfier (procureur lors de l’affaire OM-VA en 1993)
• Werner Franke (médecin allemand qui a fustigé la faiblesse des tests antidopage de la FIFA)
• Andrew Jennings bien sûr, déjà évoqué sur LeCourant.info
• Declan Hill, journaliste canadien qui a enquêté sur les matchs truqués
• Eric Maitrot, précurseur le plus virulent sur le thème du dopage dans le football lorsque, dans son ouvrage intitulé Les Scandales du sport contaminé (2003), il avait émis des doutes sur la préparation des Bleus qui allaient gagner la Coupe du monde en 1998.

L’apport du Dr de Mondenard

Indiscutablement, Jean-Pierre de Mondenard a une légitimité. Cette fois-ci, ce n’est pas un journaliste que l’on peut aisément écarter du champ du débat comme un marginal désireux de faire du bruit ou comme un théoricien du complot, assimilable à une sorte d’extrême-droite des journalistes sportifs se roulant dans la fange d’une démagogie abjecte destinée à faire tomber la "glorieuse entreprise humaniste" que serait la FIFA.

Non pas que les précédents écrivains-journalistes-juristes n’aient pas réalisé des enquêtes sérieuses et approfondies, au contraire. Mais là, c’est un médecin reconnu comme pourfendeur du dopage dans le cyclisme, dont la bibliographie parle pour lui, qui sonne la charge. Il s’est fait notamment connaître pour son magistral autant qu’imposant Dictionnaire du Dopage (1264 pages) publié en 2004 aux éditions Masson, spécialisées dans la parution d’ouvrages scientifiques médicaux dont on ne peut soupçonner la complaisance à l’égard de théories farfelues et non-étayées.

Pourquoi s’attaquer au dopage dans le football ?

En plus de l’iniquité sportive inhérente à l’idée du dopage, cette pratique continue de faire des ravages parmi les sportifs, notamment en raison des problèmes de santé qui s’ensuivent. Selon Éric Maitrot (p. 11) : « jusqu’à ce jour, il aura manqué un vrai scandale pour qu’enfin la vérité jaillisse. Un scandale de l’ampleur de l’affaire Festina, c’est-à-dire des preuves irréfutables tombant entre les mains de la justice civile (et hors de portée de la justice sportive surtout) et qui mettent au grand jour les moindres détails d’un système de dopage organisé. »

L’affaire Festina est cette histoire sordide qui avait fait voler en éclat le silence imposé au peloton concernant le dopage dans le cyclisme. Festina, c’était le nom de cette équipe cycliste où Richard Virenque, alors véritable star du sport français, courait et dont une des voitures avait été retrouvée remplie de produits dopant en tout genres, dont de l’EPO, de l’hormone de croissance et des anabolisants.

Si le cyclisme est passé dans la machine à laver médiatique et que quelques personnes ont réussi à faire la lumière sur le dopage concernant le ballon rond, alors pourquoi le football est-il jusqu’ici passé entre les mailles du filet de l’opprobre médiatico-publique ? C’est ce que nous essayerons d’expliquer au travers de plusieurs articles dont voici le premier opus.

Le Docteur de Mondenard précise en ce sens dans son avant-propos qu’« il est illusoire d’imaginer un seul instant que le ballon rond ne recrute exclusivement que des religieux, alors que d’autres sports reconnus comme étant contaminés à grande échelle par les drogues de la performance tels le cyclisme, l’haltérophilie et l’athlétisme, seraient composés de canailles, menteurs et tricheurs. […] Répétons-le, la triche sportive sous toutes ses formes est inhérente à la compétition. » (p.21)

Le dopage « en cocktails » peut considérablement améliorer les performances en football

Alors pourquoi ne parle-t-on pas de dopage dans le football ? Le présupposé communément admis sur le dopage dans le football a été énoncé dès mars 2004 par le président de la FIFA en personne, le sulfureux Sepp Blatter (photo ci-dessous) – dont on a déjà détaillé les magouilles mafieuses dans un précédent article – : « Le dopage a-t-il affirmé, n’est pratiquement pas efficace dans le football parce que, contrairement à d’autres disciplines, plusieurs qualités et facteurs entrent en jeu simultanément, notamment la puissance, l’endurance, la rapidité, l’agilité, le sens du jeu et de la tactique. » (p.24)

Un argumentaire qui, comme dans les cas de corruption, témoigne du trouble qui règne à la FIFA lorsque l’on aborde des questions brûlantes. Le comportement des plus hautes instances du football est toujours celui du déni, de la minimisation et de l’argument fallacieux. On le sait précisément depuis l’affaire Festina puis grâce à de nombreuses affaires de dopage depuis – dont l’affaire Puerto – que les athlètes de toutes disciplines ne se dopent pas qu’avec un seul produit mais par « cocktails », mélangeant produits dopants (hormones, EPO, stimulants, anabolisants, stéroïdes) et produits masquant (comme l’Actovegin).

Comme l’analyse très bien le physiologiste François Ruff, « le dopage n’épargne aucun sport en principe. Qu’il soit d’adresse ou non, qu’il soit ou non de durée variable. Car on peut prendre un dopage à la carte, par doses successives et en mélangeant les produits suivant les effets qu’on attend. » (p.25)

Lucidité, adresse et sens collectif peuvent être accrus artificiellement !

Les trois éléments que l’on prétend ne pas pouvoir obtenir ou améliorer par des produits illicites sont la lucidité, l’adresse et le fait de bien faire jouer une équipe de onze personnes. En ce sens, le fait que le football soit un sport collectif serait un frein au dopage car, se demande-t-on du côté de la FIFA, comment pourrait-on faire en sorte que le dopage améliore suffisamment les qualités d’une équipe pour qu’elle joue bien ensemble ?

Méthodiquement, le docteur de Mondenard s’est attaché à déconstruire ces préjugés. En premier lieu, la lucidité peut être réduite à cause du stress, de l’anxiété, de la démotivation ou bien de la douleur physique. Ainsi, la prise de tranquillisants, d’euphorisants, de psychostimulants, d’antalgiques ou de stupéfiants serait évidemment précieuse dans la perspective d’annuler toutes les conséquences négatives que peuvent engendrer ces états d’esprit (pp. 26-27).

Pour l’adresse, ça n’est pas plus convaincant aux yeux du médecin car la consommation d’« amphétamines et [de] stupéfiants […] permet d’éviter la monotonie et la fatiguée liées à la répétition des gestes » (p. 27). Par ailleurs, sans être médecin, on peut aisément comprendre qu’un produit comme l’EPO, favorisant l’oxygénation du sang et donc augmentant l’endurance, favorise la répétition des gestes techniques y compris en fin de match lorsqu’un joueur commence à fatiguer.

Qui plus est, « les stéroïdes anabolisants et l’hormone de croissance, en favorisant la genèse musculaire, contribuent à enrichir le geste technique en force et/ou vitesse. » Le Docteur ajoute que les « anesthésiques locaux et autres cortisoniques » offrent la possibilité de suspendre la douleur l’espace d’un match ou d’un entraînement (pp.27-28).

Enfin, la théorie selon laquelle le dopage d’équipe n’existerait pas car il serait vain – ne permettant pas à une équipe de jouer ensemble –, elle subit également un laminage rigoureux. En effet, le docteur Pierre Poty, ancien médecin de l’AS Saint-Etienne (actuel club de Ligue 1) à propos du joueur et des stimulants (telle la cocaïne), affirme que « sur le plan nerveux si [le joueur] prend des excitants, il sera meilleur, plus vigilant, plus intelligent, plus déterminé, plus confiant en ses moyens. Et s’ils sont douze à prendre des excitants, eh bien, ils bénéficieront tous de la même amélioration. » (p.28)

Le football, un sport de plus en plus « physique »

Et les exemples de produits pouvant améliorer la performance du footballeur s’amoncellent et viennent noircir les pages suivantes du livre, rappelant également que les joueurs ont vu leur consommation maximale d’oxygène – ce qui mesure scientifiquement l’endurance, le fameux « VO2 max » – augmenter de 20 % entre les années 1980 et aujourd’hui (p. 36).

Or ce qui est contradictoire, c’est que les acteurs du football (journalistes, entraîneurs, joueurs) expliquent très régulièrement que l’évolution du football moderne réside principalement dans l’importance grandissante prise par la dimension « physique ». Devant l’Espagne championne du monde, on a pourtant loué la  « technique » (par opposition au « physique »), expliquant que la Roja avait renoué avec l’essence du jeu et que c’est pour cette raison qu’elle s’était imposée. Comme si les Espagnols ne s’étaient pas également montrés les joueurs les plus « physiques » de la planète avec plus de 11 km parcourus par joueur en moyenne (exception faite du gardien de buts, Iker Casillas).

Le football, cela n’aura échappé à personne, se joue de plus en plus vite or comme le rappelle de manière systématique le Docteur de Mondenard tout au long de son livre, la « vitesse présuppose avant tout la force physique » (p.31). Dès 1978, Michel Hidalgo (sélectionneur de l’équipe de France championne d’Europe en 1984) avait expliqué que les « progrès dans le domaine athlétique (c’est-à-dire en vitesse, en puissance et en détente) ont été considérables. Les balles sont disputées avec plus d’acharnement parce que le marquage est plus sévère et les luttes pour la possession du ballon plus intenses. Les duels sont plus nombreux. La vitesse est de plus en plus prédominante. Elle est une qualité primordiale, la qualité de base. Le rythme, ou plutôt le changement de rythme, est plus constant qu’avant. » (p. 34).

Un phénomène qui n’a fait que s’accroître puisque, nous l’avons précisé, l’augmentation de l’endurance se chiffre aux alentours de 20 % depuis le moment où Michel Hidalgo s’est exprimé… Mais pire, contrairement aux idées reçues, si l’accroissement des qualités physiques ne vous fera pas devenir un génie technique – il n’y a qu’un seul Lionel Messi – il permet cependant de répéter inlassablement les gestes à l’entraînement sans se fatiguer pour les rendre automatiques. En match, une telle augmentation de l’endurance fournit l’opportunité de continuer à réaliser des gestes techniques y compris lorsque la fatigue devrait se faire sentir. En somme, plus un joueur développe son physique, meilleure sera sa technique car il pourra plus l’entraîner et plus la répéter en match.

Si le dopage est si bénéfique au football, pourquoi les contrôles sont-ils inefficaces ?

Nous ferons le détail des différentes affaires qui ont été mises en exergue par le livre du Docteur de Mondenard dans un article ultérieur (le dopage à l’OM de Bernard Tapie ; l’affaire de la Juventus Turin où Deschamps et Zidane étaient impliqués ; la clinique de Zinedine Zidane ; etc.).

Car avant cela, il faut tenter d’expliquer pourquoi, contrairement au cyclisme ou à l’athlétisme, il n’y a quasiment pas de cas positifs lors des contrôles antidopage en football. Il faut bien sûr replacer cela dans la perspective de la Fédération internationale qui a en charge le sport-roi, la FIFA.

A l’issue de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, la FIFA s’est une nouvelle fois targué de n’avoir eu à dénombrer aucun cas positif sur les 512 contrôles effectués entre le 10 avril et le 11 juillet (durant les deux mois avant la compétition et pendant le mois du tournoi proprement dit). Mieux, le responsable de la commission médicale à la FIFA – Jiri Dvorak – s’est inquiété quelques mois auparavant, le 21 février 2010, du « coût prohibitif et [de] l’inefficacité de la lutte antidopage dans le football. » Ce constat était établi sur la base des 2 854 tests effectués lors des Coupes du monde depuis 1966 où seulement trois cas se sont révélé positifs (p.38).

Mais le Docteur de Mondenard a une autre théorie que celle avancée par la FIFA et son armée de dirigeants pour le moins suspects. Premièrement, « les sportifs consomment des substances que les laboratoires ne trouvent pas. » Et ensuite, « les laboratoires d’analyse cherchent des molécules que les sportifs ne prennent pas. » (p.43)

Dès lors, tous les clichés habituels sont mis en pièce un par un. En particulier l’indubitable efficacité du passeport sanguin qui a du plomb dans l’aile depuis l’affaire du Tour de l’Avenir cycliste 2009, où trois coureurs sont tombés pour dopage à la suite de fouilles policières opérées dans deux voitures de leur équipe ukrainienne (et pas grâce à un contrôle positif alors que lesdits coureurs avaient été contrôlés).

Comme l’expliquait l’ex-président de l’AFLD, Pierre Bordry, curieusement démissionnaire en septembre dernier, « dans les dossiers que ces jeunes coureurs transportaient, nous avons mis la main sur des protocoles très sophistiqués qui permettent de se doper sans être inquiété. » (p.45) Ainsi, le Docteur de Mondenard et d’autres spécialistes médicaux affirment que l’administration d’EPO par "mini-doses" serait indétectable… En augmentant la quantité totale de sang dans le corps, ces mini-doses permettraient que le taux de concentration des globules rouges – c’est-à-dire le taux d’hématocrites, taux qui offre la possibilité d’évaluer l’oxygénation du sang – reste sous le seuil répréhensible par les règles de lutte antidopage (50 %) ou bien demeure proche du même chiffre constamment (pour éviter d’être suspecté au travers du passeport sanguin).

Or depuis l’affaire de la Juventus Turin (racontée dans le chapitre 11), on sait que l’EPO est très prisée chez les footballeurs professionnels. Non seulement le mini-dosage rendrait la prise d’EPO invisible mais en plus, il s’avère que l’EPO voit ses effets décuplés par l’altitude comme c’est le cas… en Afrique du Sud (pp.48-49). En somme, on a donc un produit indétectable par les tests antidopage, prisé des footballeurs et dont l’efficacité est accrue en altitude. De comprendre que les tests antidopage de la Coupe du monde 2010 n’ont effectivement servi à rien jusqu’à envisager une prise fréquente d’EPO chez les équipes présentes, il n’y a qu’un demi-pas à franchir.

Le docteur de Mondenard conclut ces cinquante premières pages destinées à nous faire sortir de la caverne du football angélique en livrant une liste de produits jamais décelés, pourtant interdits par les instances mondiales (que ce soit l’Agence mondiale antidopage (AMA), le Comité international olympique (CIO) ou bien l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD)) et qui seraient susceptibles d’améliorer les performances des footballeurs (pp. 51-57). Parmi eux, on trouve également quelques produits « tangents » comme l’Actovegin, devenu célèbre au moment de l’« affaire Patrick Vieira » lors de l’Euro 2008 ainsi que quelques produits « masquant », destinés à effacer les traces laissées par l’EPO, les stéroïdes anabolisants ou les transfusions sanguines.

En attendant de rappeler à quel point le dopage est préjudiciable en termes d’éthique et d’équité sportive tout autant que pour la santé des athlètes, voici un petit flyer que l’AMA diffuse sur le net et dont la lecture paraît nécessaire pour rappeler les dangers du dopage : ici.

Roland Richard


Crédits Photos :

1ère photo (corps de texte) : alpha du centaure via Flickr, licence CC.

2nde photo :  Nwardez via Flickr, licence CC.

3ème photo : Sepp Blatter lors de la création du FIFA Ballon d’or à Johannesburg (5 juillet 2010). ABr via Wikimedia Commons, licence CC.

4ème photo : daveblume via Flickr, licence CC.


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3 Réponses à 'Football et dopage : les révélations !'

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  1. Voilà un petit post qui m’a bien fait marrer a posteriori : http://www.topito.com/top-10-des-raisons-pour-lesquelles-il-ny-a-pas-de-dopage-dans-le-football-pas-du-tout


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