La Tribune du Sport


Qu’est-ce que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) ?

Publié dans Droit et Gouvernance par Jean Giraud le 5 avril 2010
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Source : TAS.org

Qu’est-ce que le TAS ?

Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS en français, CAS en anglais) est une institution internationale indépendante des fédérations sportives et des États, qui a pour objet de trancher les litiges juridiques ayant un lien direct ou indirect avec le sport. Il peut s’agir de litiges de nature commerciale (ex : contrat de sponsoring), disciplinaire (ex : affaire de dopage) ou institutionnelle (ex : élection au sein d’une fédération internationale).
Il s’appuie sur deux modes de règlement des litiges:

(Lire la suite…)

Bilan du Paris-Nice 2010

Publié dans Chroniques de courses par Jean Giraud le 17 mars 2010


Source :ASO

Une suprématie espagnole

Il était le grand favori et comme annoncé, il a creusé l’écart dans la « Montée Jalabert » à Mende, avant de gérer son avance jusqu’à Nice. Alberto Contador a fait le travail, prouvant qu’il est probablement le cycliste le plus solide actuellement. Le podium 100% espagnol est un événement rare dans l’histoire de Paris Nice puisque seule la France avait réussi la performance d’aligner trois coureurs de la même nation aux trois premières places du général, en 1953 et 1955. Ce triplé traduit une domination ibérique sur le cyclisme mondial.

En revanche, l’attitude des coureurs de la Caisse d’Epargne, où l’on retrouve Alejandro Valverde et Luis Léon Sanchez, pose question. En effet, ils n’ont jamais vraiment essayé de déstabiliser le vainqueur du dernier Tour de France, pourtant esseulé dès que la route grimpait. Pire, les trois Espagnols ont semblé se coaliser et se répartir les récompenses. Alejandro Valverde a-il levé le pied afin de remercier Alberto Contador de l’avoir aidé à remporter le Dauphiné Libéré 2009 ? Luis Léon Sanchez a-il négocié avec Alberto Contador son assistance dans le Tour de Catalogne qui aura lieu fin mars ?


Source :ASO

La naissance d’un prodige

Peter Sagan a 20 ans et entame en fanfare sa première année professionnelle. En à peine deux mois et deux épreuves du circuit mondial, il s’est révélé très talentueux. Lors du Tour Down Under en janvier dernier, sur la côte de Willunga, il avait été le seul capable de suivre Cadel Evans et Alejandro Valverde. Lors de cette Course au Soleil, il a été encore plus fort en remportant deux étapes et en échouant de peu deux autres fois où il finit second et troisième. Il s’écroulera à la dernière étape en perdant plus de deux minutes, rétrogradant de la 8ème à la 17ème place du général.

Très rares sont les néo-pro capables de réussir une si belle entrée dans le peloton. Les très précoces Damiano Cunego et Alejandro Valverde ont attendu respectivement trois et deux saisons avant de triompher sur une course aussi prestigieuse. Il est difficile de savoir si ce jeune coureur tchèque parviendra à confirmer les espoirs placés en lui mais la grande surprise de ce début d’année, c’est lui, incontestablement.


Source :ASO

Un renouveau français ?

Les français se sont montrés trop justes face à l’armada espagnole et ne sont pas parvenus à monter sur le podium, ni à atteindre le top 5. Ce constat d’absence de leaders capables de s’imposer sur la Promenade des Anglais, comme pouvait le faire Laurent Jalabert ou Bernard Hinault, ne doit pourtant pas cacher la nouvelle densité du cyclisme français. Le principal changement tient au fait qu’à la création du ProTour, les Français devaient attendre les étapes de transitions pour briller. Dans le prolongement de l’édition 2009 qui avait vu trois Français entrer dans le top 10 (Sylvain Chavanel, Jonathan Hivert et Christophe Le Mével), Paris-Nice ne paraît plus être une course inaccessible.

Tout d’abord parce que Jérôme Copel et Jean Christophe Perraud ont été assez réguliers pour entrer dans le top 10. Ensuite parce que les places d’honneurs et bouquets se sont enchaînés pour les tricolores : une troisième place pour Jérémie Galland à Contres, la victoire d’étape pour William Bonnet à Limoges, les 5ème et 8ème places de Jérome Le Mével et Thomas Voeckler lors de la difficile montée de Mende et la victoire d’Amael Moinard à Nice. A noter aussi l’honnête prestation de Romain Sicard, champion du monde espoir 2009, qui ne fut jamais très loin des meilleurs dans les grosses ascensions et qui a bien épaulé son leader, Samuel Sanchez.

Il convient de s’interroger sur la discrétion de Sylvain Chavanel qui habituellement est plus tranchant : il s’est probablement réservé pour la saison pavée qui commence et où il peut légitimement nourrir de grandes ambitions.

Bilan des Championnats du Monde de judo 2009 (2ème partie)

Publié dans Arts Martiaux & Sports de Combat par Jean Giraud le 4 septembre 2009

Lire la première partie de l’article.


Les déceptions :

La (mauvaise) surprise de Lucie DECOSSE.

Source :FFJ

Plusieurs athlètes français se sont présentés aux mondiaux en étant invaincus durant la saison (DRAGIN et RINER étaient aussi invaincus mais en n’ayant disputé que le Grand Chelem de Paris). Lucie DECOSSE a non seulement la particularité d’être invaincue mais elle a aussi remporté deux grands chelems ainsi que les championnats d’Europe. Elle est ainsi devenue numéro 1 mondiale.

Ainsi, sa défaite surprise contre la Hongroise MESZAROS au drapeau dans les prolongations au deuxième tour apparaît comme un accident au regard de son potentiel. De plus, il faut relativiser un peu cette défaite contre une adversaire qui prendra au final la médaille d’argent. Si la règle des repêchages dès les premiers tours existait encore (actuellement, seuls les athlètes perdant au stade des quarts de finale peuvent être repêchés), il y a peu de doute, Lucie DECOSSE serait allér chercher une médaille de bronze au vu de sa facilité cette année.

Source : Judo-world.net

Le bilan global de l’équipe de France.

En effet, la troisième place au classement des médailles est l’arbre qui cache la foret. Le total de médailles est très faible si on le compare aux précédentes éditions : Osaka 2003 (5 médailles), Le Caire 2005 (6 médailles), Rio 2007 (8 médailles). Ce que la France n’arrive plus à obtenir, ce sont des médailles à foison de bronze et d’argent. Le développement du judo dans de nombreux pays comme la Mongolie ou la Colombie oblige les athlètes français à être encore plus forts qu’avant pour parvenir aux mêmes résultats.

Les défaites précoces et sans gloire de Dimitri DRAGIN et Benjamin DARBELET.

L’équipe de France se divise en deux catégories : ceux qui doivent ramener une médaille et ceux qui peuvent se contenter d’apprendre. DRAGIN et DARBELET prennent place dans la première de part leur passé respectif : les titres de DARBELET (ndlr : champion d’Europe en 2003, vice champion d’Europe en 2006 et vice-champion olympique en 2008) et le judo flamboyant de DRAGIN.

Le lendemain des éliminations des deux légers (-60 et -66), la polémique prenait vie à travers les déclarations dans L’Equipe de Benoit Campargue « dans "sport de combat", il y a combat. Benjamin (Darbelet) et Dimitri (Dragin) l’ont un peu oublié ». Dimitri Dragin répliquant en substance que le staff est nul « on nous dit que nous sommes des F1 mais on nous règle mal ». Espérons que ca ne dégénère pas en guerre ouverte entre le nouveau staff et deux athlètes aussi talentueux.


Et demain ?

Source :Judo saint Marc

La fédération internationale vient d’annoncer un changement de règle destiné à contrôler le développement de la pratique martiale. Comme je l’expliquais dans l’article "Du neuf pour le judo", la fédération internationale est confrontée à l’émergence progressive d’une nouvelle façon de combattre qui va à l’encontre de la tradition. En effet, le judo, l’« art de la souplesse » en japonais, est pensé autour du Ippon c’est-à-dire un mouvement qui clôt le combat par la victoire d’un athlète. Pour qu’il y ait Ippon, l’un des judokas doit faire chuter son adversaire par une projection avec impact sur le dos accompagné de force, vitesse et contrôle.

La palette technique du judoka est large pour parvenir au Ippon mais depuis quelques années, le Ippon se raréfie au profit de combats remportés au temps ou aux pénalités (en réalité c’est souvent la preuve de la domination physique d’un concurrent sur l’autre). Il existe de plus en plus de judokas dont la palette technique est très pauvre mais qui compensent par une puissance physique et des mouvements de lutte.

Le souhait de la FIJ est d’inverser cette tendance pour revenir à un judo plus traditionnel. C’est pourquoi, lors des prochains Championnats du Monde Junior à Paris qui se dérouleront du 22 au 25 octobre, seront testées de nouvelles mesures d’arbitrages. Ainsi toutes les techniques en dessous de la ceinture seront interdites. Seules les techniques utilisant la jambe contre la jambe seront autorisées, ou si la saisie avec la main sur la jambe est la continuation d’une technique (exemple: o-uchi-gari). Cette décision a le grand avantage d’éloigner le judo de sports comme la lutte ou le sambo, de redresser la colonne vertébrale des judokas et donc de modifier les points d’équilibres en faveur de l’attaque.

La vidéo suivante, la finale des – de 63 kilos entre la Française Morgane RIBOUT et la Portugaise Telma MONTEIRO, illustre bien les craintes de la Fédération Internationale de Judo. La Portugaise va combattre avec malice, en plongeant, en refusant sa garde, en pratiquant des fausse attaques… Bilan, le combat est médiocre car on ne voit pas beaucoup de judo. Au contraire de la vidéo de l’article précédent où les deux athlètes se livrent, ce qui débouche sur un superbe mouvement de Morgane Ribout.

http://www.dailymotion.com/swf/xaamcb_57kg-telma-monteiro-por-morgane-rib_sport

Bilan des Championnats du Monde de judo 2009 (1ère partie)

Publié dans Arts Martiaux & Sports de Combat par Jean Giraud le 4 septembre 2009


Les satisfactions:

Le titre obtenu en – de 57 kilos par la jeune Morgane Ribout.

Source :Masculin.com

Elle va battre dans la même journée l’ensemble des cadors de la catégorie: la double médaillée olympique GRAVENSTIJN (cf. photo ci-contre), la Cubaine LUPETEY qui a remporté le titre continental, la Taïwanaise LIEN qui a battu la numéro 3 mondiale au tour précédent, puis la japonaise MATSUMOTO, 2ème du circuit. Victoire d’autant plus remarquable que celle-ci est vaincue en moins d’une minute par Ippon (cf. vidéo en bas de l’article), et en finale la grande favorite MONTEIRO qui a écrasé toutes ses adversaires du jour et archi-dominé la catégorie cette année.

La satisfaction est totale car au début de l’année, Morgane Ribout n’était pas titulaire en équipe de France et a gagné sa sélection à la force du poignet. De part son jeune âge, il lui était demandé d’accumuler de l’expérience en vue des J.O. de Londres, elle a fait mieux en remportant une couronne dans une catégorie dense.

La chinoise Wen TONG (+78 kilos) et le Sud Coréen Ki-Chun WANG (-73 kilos).

Source :IJF

Ce sont les deux immenses champions qui ont illuminé la compétition. TONG est très impressionnante, elle a balayé toutes ses adversaires et, au contraire de Teddy RINER, a réussi à mettre son gabarit au service de beaux mouvements de judo. En plus, elle gagne tous ses combats par Ippon. De son côté, WANG (cf. photo ci-contre en blanc) est ce qui se fait de mieux dans le judo actuel, il a tout gagné cette année et ne semble pas avoir de limites tant sa panoplie technique semble riche. Ces deux champions étaient ultra favoris, attendus au tournant, personne n’a accepté de se livrer contre eux et pourtant ils ont produit de belles choses.

 


Les valeurs stables:

Teddy Riner

Source :Sport24

En sa qualité de petite merveille du judo mondiale et de tenant du titre, il était attendu. Aucun adversaire n’a semblé capable de le faire vaciller et il repart avec la médaille d’or. Mais ses combats furent très ennuyeux et on n’a pas vu ce que nous sommes en droit d’attendre désormais de lui. Il a présenté un judo tout en puissance et en calcul. Il ne deviendra pas l’égal d’un Zinédine Zidane ou d’une Marie-José Perec en nous endormant par des combat tout en tactique alors qu’il a démontré par le passé que la technique il la possède. La preuve, à chaque compétition, il maîtrise un nouveau mouvement. On retiendra le titre et, avouons-le, c’est déjà pas mal quand on voit les difficultés de Gevrise Emane qui bien que tenante du titre a été battue dès les premiers tours.

L’équipe japonaise.

Le bilan japonais est en réalité double tant les femmes ont dominé les débats et les hommes été médiocres. La performance des Japonaises est remarquable puisqu’elles ont toutes été classées au moins dans les cinq premières places de leur catégorie (hormis en -78 kilos où Sae NAKAZAWA perd face à Céline Lebrun dans un match accroché), rapportant cinq médailles sur sept possibles dont trois titres de championne du monde. En revanche, il est à craindre un affaiblissement progressif du judo masculin japonais qui peine à sortir des talents à la hauteur d’un Kosei INOUE ou d’un Yasuhiro YAMASHITA. Le Japon n’a pas été capable de décrocher de titre chez les hommes.

L’émergence de la Russie.

Source :Lejapon.org

Sous l’impulsion de Vladimir Poutine (cf. photo ci-contre), grand amateur de judo, la Russie essaie depuis plusieurs années de se doter d’une grande équipe de judo. Les moyens déployés sont colossaux et on voit progresser petit à petit l’équipe de Russie qui bien que présente depuis plusieurs années dans le monde du judo ne produisait que des ex-stars de sambo (art martial russe qui mélange la lutte et le judo). La Russie est désormais en capacité de proposer des prétendants sérieux à la médaille dans toutes les catégories (dont quelques numéros 1 mondiaux). Mais le bilan relativement faible des Russes à Rotterdam (1 médaille d’or, 1 d’argent et 1 de bronze), comparé à la réussite dans les tournois précédents les championnat du monde, montre qu’il reste encore une marche à franchir à la Russie pour que ce pays devienne une très grande nation de Judo et briller dans les moments importants.

 

Lire la deuxième partie de l’article.

 

 

Le combat entre la Française RIBOUT et la Japonaise MATSUMOTO, un magnifique Ipon :

http://www.dailymotion.com/swf/xaaxn2_morgane-ribout-vs-matsumoto-mondiau_s

 

 

Le rouleau compresseur Kazakh

Publié dans Chroniques de courses par Jean Giraud le 10 juillet 2009

Source :Bicycle.net

Le prologue à Monaco devait annoncer les premières tendances quant à l’état de forme des différents champions. L’équipe de Johan Bruyneel y a trusté les premières places: Contador (2ème à 18 secondes), Kloden (4ème à 22 secondes), Leipheimer (6ème à 30 secondes) et Armstrong (10ème à 40 secondes) ont dégouté la concurrence. Seul Cadel Evans a semblé faire jeu égal avec l’armada Kazakh en faisant 5ème à 23 secondes du vainqueur de la CSC Fabio Cancellara. Andy Schleck, Carlos Sastre et Denis Menchov ont sombré à plus d’une minute.

Lors de la troisième étape battue par les vents entre Marseille et la Grande Motte, la maîtrise tactique et l’expérience de Lance Armstrong lui ont permis grâce à un bien prévisible coup de bordure de reprendre à ses plus sérieux adversaires quarante secondes qui pourront se révéler bien précieuses à Paris. L’amateurisme d’un Cadel Evans que l’on dit pourtant très expérimenté ou d’un Andy Schleck normalement très bien entouré, a remis en selle un Armstrong dont la côte avait baissé sur le prologue. En plus de poignarder ses adversaires, Lance Armstrong a égratigné son coéquipier Alberto Contador (personne ne s’y trompe, c’est bien le Madrilène qui est visé) en relevant très sérieusement « qu’il ne faut pas avoir le prix Nobel pour comprendre qu’avec le vent et le virage qui se présentaient, quelque chose allait se passer ». C’est curieux de noter que certains favoris semblent oublier cette règle d’or du cyclisme selon laquelle pour gagner il faut être devant pour gérer les imprévus.

Source :Le point

Le troisième acte de cette maîtrise des Astana fut le contre-la-montre par équipe de Montpellier. La victoire des Kazakhs n’est guère une surprise quand on connait la préparation méticuleuse de l’équipe. Seuls les Saxo Bank et les Garmin ont semblé être capables de se hisser à la hauteur de l’équipe de Johann Bruyneel. En revanche, la déculotté subie par Cadel Evans qui perd avec son équipe Silence-Lotto 2 minutes 35 secondes est inattendue … C’est un boulevard offert aux diables d’Asie centrale. Le bilan est le même pour Carlos Sastre et la Cervelo, même si la perte d’1 minute 39 est plus conforme au potentiel des Espagnols. Force est de constater qu’avant les Pyrénées, la course a été écrasée par le rouleau compresseur Kazakh. Tous les rivaux sont à terre, renvoyés à plus d’une minute trente au classement (et parfois même au sens propre comme Menchov ou Rogers pour qui les chutes ont été très pénalisantes pour le moral et le classement général).

Cette mainmise sur la course annonce des combats fratricides au sein d’Astana qui possède encore quatre hommes capables de s’imposer à Paris. Il faut espérer, afin de maintenir le suspens, qu’Andy Schleck ou Carlos Sastre parviennent à faire sauter le verrou Kazakh.

La Grande Boucle sera-t-elle propre ? (2ème partie)

Publié dans Vie du Peloton par Jean Giraud le 29 juin 2009

Source :Snapeo

Dans la première partie de ce dossier (pour la lire), nous avons montré combien il est utopique (pour l’instant) d’espérer un Tour propre. La lutte antidopage a du retard face aux avancées et ingéniosités des laboratoires pharmaceutiques et les coureurs ont mille moyens de se doper sans risquer de se faire prendre la main dans le sac.Mais le constat de la porosité de l’antidopage cache-t-il une situation en amélioration ?

Le cyclisme est le nouveau phare de l’antidopage. Vous voulez du sport propre ? Regardez le Tour de France.

Peu de sports ont pris à bras le corps la question du dopage. Le cyclisme est entré en guerre contre les pratiques consistant à absorber des substances ou à utiliser des actes médicaux afin d’augmenter artificiellement les capacités physiques ou mentales. Depuis le Tour 1998 et l’affaire Festina, chaque année a son lot de gros poissons qui tombent dans les filets de la justice sportive : Pantani et Botero (1999), Igor Gonzalez de Galdeano et l’Actovegin dans les poubelles de l’US postal (2000), mise en examen de 64 coureurs au Giro dont Ulrich et Frigo (2001), Simoni , Ulrich et Rumsas (2002), Museeuw (2003), Cofidis, Kelme et Hamilton (2004), Heras et Frigo (2005), opération Puerto et Landis (2006), Mayo, Vinokourov, Rasmussen (2007), opération Humanplasma, Kohl et Ricco (2008). Même Armstrong a été pris la main dans le sac par la passé avec un contrôle positif effacé par un certificat médical antidaté et bidon. Les pertes humaines sont nombreuses et ce ne sont pas que les petits qui tombent, les grand payent aussi un lourd tribut à l’opération nettoyage. Il faut accepter l’idée que plus on recherche, plus on a des chances de trouver. En proportion du nombre de contrôles, le cyclisme est un des sports les moins touchés par le dopage.

La démarche de recherche du dopage dans le vélo n’est pas artificielle dans une période ou beaucoup de sports communiquent plus qu’ils n’agissent. Par exemple l’EPO, substance star dans le cyclisme, l’athlétisme ou le ski de fond… n’est même pas recherchée dans le rugby lors des Coupes du Monde. Comprenez, l’amélioration de l’endurance n’est pas considérée comme utile au rugby, pour les professionnels de ce sport, c’est « trop technique » !

Source :France Football

Au foot c’est encore pire car tous les éléments sont sous notre nez, il suffit juste de les assembler et de ne pas fermer les yeux. Les exemples sont innombrables : Marcel Desailly qui explique dans son autobiographie qu’en 1992 son équipe prenait, sur le conseil du président, des cachets dont il ne connaissait pas la composition ; le procès de la Juventus qui révèle que Didier Deschamps avait des taux d’hématocrites bien trop élevés et bien trop fluctuants pour être normaux (pour rappel, en cyclisme, il n’aurait pas eu le droit de s’aligner à la moindre épreuve du fait de son hématocrite régulièrement à 52%) ; ou encore Cannavaro filmé le soir de la finale de la coupe de l’UEFA 1999 en train de se piquer (voir la vidéo) et qui, malgré cela, obtient le ballon d’or en 2006 (cf. photo ci-contre) ; ou même Sagnol qui reconnaît sur le plateau de Téléfoot avoir conseillé un produit dopant à Vieira (c’était de l’Actovegin, du sang de veau). Ce qui est incroyable, c’est que tout le monde s’en fiche, personne ne reprend l’information, laissant les sportifs se tuer à petit feu.

En cyclisme, un tel déni des faits serait impossible puisque la moindre rumeur est exposée sur la place publique et aussi parce qu’il est bien plus difficile d’enterrer une affaire. La raison ? Les médias fouinent et les organisateurs surveillent.

Mais alors, à quoi ressemblerait une lutte contre le dopage non-artificielle ?

Tout d’abord, la lutte contre le dopage dans le cyclisme est à la pointe du progrès scientifique. Le cyclisme fut le premier sport à détecter l’EPO, à mettre en place un passeport biologique puis à rechercher les transfusions sanguines, puis par la suite les auto-transfusions sanguines. Seule la petite reine innove.

Source :Sport24

La clé de la réussite c’est la guerre éclaire, il faut agir vite avant que n’apparaisse sur le marché une nouvelle substance. En 2008, cette stratégie de Blitzkrieg a permit de faire chuter le cobra et sa garde (Ricardo Ricco et ses coéquipiers de la Saunier Duval, cf. photo ci-contre) mais aussi d’adresser un signal fort au peloton en congelant les échantillons de sang pour faire des recherches de dopage au fur et à mesure de l’arrivée des nouvelles méthodes de détections de substances. Cette année, rebelote, l’AFLD annonce par la voix de son président Pierre Bordy "une méthode et un produit dopants dont les cyclistes ignorent qu’ils peuvent être détectés seront contrôlés sur le prochain Tour de France". Est-ce du bluff ? Peut être mais dans tous les cas, certains cyclistes vont se présenter au Tour avec appréhension. L’AFLD introduit du doute dans l’esprit des fraudeurs et c’est la meilleure résistance possible.

Alors qui va se faire tirer les oreilles en juillet ? Les frères Schleck ? Un Astana ? Cadel Evans ?

La Grande Boucle sera-t-elle propre ? (1ère partie)

Publié dans Vie du Peloton par Jean Giraud le 26 juin 2009

Ne perdons pas de temps en vaines conjectures et soyons franc, le tour 2009 ne sera pas propre, il y aura du dopage et pas qu’un peu. La piqure, les pilules, les transfusions vont influer sur la course. Il est possible de dire cela pour plusieurs raisons :

Tous les coureurs ne seront pas testés.

Il n’y a que la veille du départ où chaque cycliste devra se soumettre à un test d’hématocrite : en cas de dépassement du taux de 50% d’hématocrite dans le sang, c’est-à-dire ce qui oxygène le sang et donc ce qui permet d’être endurant, interdiction de prendre le départ.

Après quoi, seuls quelques coureurs sont contrôlés au hasard chaque jour (dont le maillot jaune et le vainqueur d’étape). Ainsi certains coureurs ne donneront aucun prélèvement d’urine, de sang ou de phanère à l’agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

Enfin, en cas de problème, un coureur a toujours la possibilité d’abandonner s’il sent qu’il sera contrôlé prochainement, quand ce n’est pas un retrait massif de l’équipe (ex : les abandons suspect dans l’équipe Barloworld durant le tour 2008).

Un contrôle antidopage ne permet pas de chercher l’ensemble des substances interdites.

Pour chaque échantillon, on recherche certaines substances et jamais tous les produits. Exemple : si un cycliste prend de la DHEA (stéroïde qui avait été retrouvé dans les cheveux de footballeurs en mars 2009, cf. émission du 18 avril dernier) mais que le jour du contrôle, on ne recherche pas la DHEA, il n’est pas repéré. C’est aussi simple que cela et c’est pourquoi l’AFLD effectue un ciblage des substances qui seront dépistées. Par exemple, durant le tour 2008, l’AFLD avait mis l’accent sur la CERA, une EPO de troisième génération (l’EPO augmente sensiblement le taux d’hématrocrite et permet donc d’accroître l’endurance), avec le succès que nous savons.

Rien ne dit que le contrôle sera positif

Et encore, même si le cycliste est contrôlé dans une période de visibilité du produit, et que celui-ci a pris une substance ciblée (par chance !) par le contrôleur… rien ne dit que le contrôle sera positif. En effet, il existe des méthodes et des produits masquants, qui dissimulent le dopant (ex : L’albumine et le grain de riz de Manzano, qui agissent après seulement 4 minutes et 20 secondes).

Passer au travers des mailles du filet est assez facile. Un coureur qui s’y prend bien ne doit normalement pas se faire prendre. Qu’importe la volonté politique, le dopage triomphera.

Mais n’a-t-on des motifs d’espoir ? Le tour de France n’est il qu’un défilé en l’honneur des laboratoires pharmaceutiques ? L’AFLD a-t-elle perdu d’avance ? Analysons cela dans une seconde partie.

Rama Yade, est-ce un bon choix ?

Publié dans Droit et Gouvernance par Jean Giraud le 25 juin 2009

Source : Sports.gouv.fr

Rama Yade a été nommée Secrétaire d’Etat chargée des Sports, sous la responsabilité de Roselyne Bachelot, actuelle ministre de la santé (surtout) et des sports (bien peu). Elle remplace l’ancien sélectionneur de l’équipe de France de Rugby, Bernard Laporte dont le bilan à la tête du sport français est bien maigre (nous en avons abordé la gouvernance du sport lors du débat du 10 janvier 2009).

L’expérience de Rama Yade en matière de sport est nulle et personne ne conteste que sa nomination est surprenante, les observateurs politiques pronostiquaient plutôt l’arrivée de David Douillet. Elle ne connait rien au sport et avoue humblement ne pas s’y intéresser particulièrement. Certains ont parlé de punition, de "placardisation" : ce serait la revanche d’un président qui n’apprécierait pas qu’une jeune femme de 33 ans lui tienne tête et soit plus populaire que lui. C’est peut-être vrai mais dire cela, évite la question principale : Rama Yade peut-elle être une bonne secrétaire d’Etat au sport ?

Le ministère des sports a toujours eu beaucoup de mal à exister car trop souvent lié à la jeunesse, à l’éducation ou au loisir, qui monopolisaient l’intérêt du ministre. La question du sport ne sera que trop rarement abordée avec courage par les ministres successifs qui soit étaient en poste dans l’attente de la nomination d’un meilleur ministère (Mazeaud, Jospin, Alliot-Marie etc.) soit sont des anciens sportifs sans grande vision politique de l’avenir du sport en France (Bambuck, Drut, Lamour, Laporte).

Il est fort probable que Rama Yade ne souhaitait pas cette nomination et qu’elle doit se sentir un peu perdue à l’heure qu’il est mais je ne peux pas m’empêcher de faire le parallèle avec Marie-Georges Buffet (cf. photo ci-contre) qui fut, aux yeux de beaucoup, la meilleure ministre des sports de la Ve République. Arrivée par hasard dans le gouvernement Jospin, elle ne connaissait rien du tout au sport mais n’a pas eu peur de s’entourer de spécialistes et d’avoir un cabinet très fourni. Puis elle s’est attaqué avec courage et ténacité à la question du dopage en France, créant alors un fantastique mouvement de protection de la santé des sportifs à travers le monde : l’assainissement du cyclisme, les créations de l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) et de l’AMA (Agence mondiale antidopage), la lutte impitoyable contre le dopage dans l’athlétisme et la défaite de la candidature de Paris pour l’obtention des JO d’été 2008 (refus de la ministre de casser la loi française sur la demande du CIO, le CIO qui exigeait de ne pas faire de remous liés au dopage pendant les Jeux)… tout cela on lui doit. Jamais le ministère des sports n’avait été si productif et décrié par le milieu du sport, un sport marqué par le conservatisme.

Marie-Georges Buffet a été portée par sa conviction que le dopage est un mal qu’il faut combattre sans relâche car il détruit les valeurs du sport. Qu’en est-il de Rama Yade (cf. photo ci-dessous) ? Adoptera-t-elle une ligne de consensus mou, la stratégie du « pas de vague » ? Ou bien dans la droite ligne de son action au secrétariat d’État au droit de l’homme va-t-elle déployer ses ailes et rénover le sport français ?

Source : Gala.fr

La partition qu’elle a rendue au secrétariat des droits de l’homme où elle a porté régulièrement une voix discordante, peut laisser augurer qu’elle a toutes les qualités pour être une secrétaire d’Etat parfaite pour le portefeuille des sports. Ses convictions ont parfois bousculé la langue de bois ambiante et j’espère qu’elle continuera dans cette voie et apportera à la France une patronne du sport qui portera une voix différente, loin du merchandising du CIO et de l’effroyable frilosité espagnole, anglo-saxonne, russe et chinoise face aux enjeux que représente un sport propre et équitable.

Bon courage Rama Yade. Bouscule nous !

Boonen, l’empereur déchu (2ème partie)

Publié dans Vie du Peloton par Jean Giraud le 18 mai 2009

Source :L’equipe

Dans la première partie de ce dossier nous avons vu combien Tom Boonen occupe une place à part dans le cyclisme belge de part son fantastique palmarès mais aussi de part sa facile victoire lors du Paris Roubaix 2009.

Aujourd’hui, un premier obstacle se dresse sur le chemin de Tommeke : Il doit s’extirper sans dégâts de son contrôle à la cocaïne et de sa déclaration sur son « lourd problème avec l’alcool ».

Tout d’abord, Tom Boonen va avoir des soucis avec la justice pénale belge. En effet, il était dans une période probatoire de trois ans suite à son contrôle positif de l’année dernière. Cette période probatoire a été rompue donc il sera renvoyé devant le juge correctionnel pour les deux infractions (celle où il a obtenu un sursis probatoire et celle de 2009). Sans les détails sur la perquisition effectuée à son domicile par la justice, il est difficile de se prononcer clairement, mais nul doute que Tom Boonen aura du mal à échapper à une peine de prison (au mieux du sursis, au pire 5 à 6 mois de prison ferme), sans oublier la très lourde amende à laquelle il sera assurément condamné.

Sur le plan du disciplinaire sportif, Tom Boonen ne risque rien suite à un contrôle positif à la cocaïne hors compétition. En effet, le règlement antidopage de l’UCI divise bien les substances et méthodes dopantes en deux familles ; celles interdites seulement en compétion et celles qui le sont également hors compétition. Ainsi, les stimulants, narcotiques, les cannabinoïdes, et les glucocorticoïdes ne sont proscrits que durant les compétions et à partir des 48 heures précédant la compétition. La cocaïne étant un stimulant, et Tom Boonen ayant été contrôlé durant une plage de repos où il ne participait à aucune compétion, il ne risque aucune sanction de la fédération belge de cyclisme.

En revanche, Boonen n’est pas à l’abri des sanctions sportives indirectes. Tout d’abord, il a été mis à pied par son équipe qui lui

Source :L’equipe

 reproche principalement une violation de son contrat et une atteinte à l’image du sponsor. Les responsables de la Quick Step ont indiqué que Boonen ne serait pas licencié mais suspendu pour une durée indéterminée. Il lui sera infligé, en plus, une lourde amende disciplinaire. Ensuite, le cycliste et son équipe sont convenus d’un suivi médical pendant au moins un an. Il aura des consultations hebdomadaires dans un centre d’aide spécialisé dans les cas de dépendance lourde où il devra régler également son « problème » avec l’alcool. Il devra en outre se soumettre très régulièrement à des contrôles d’urine et des tests capillaires.

Enfin, Tom Boonen endossera pour quelques temps le costume du pestiféré que personne ne voudra voir venir dans sa course. Le premier à dégainer fut le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, en déclarant : "Il est évidemment impossible que Tom Boonen soit au départ du Tour". Pour rappel, Il était arrivé la même mésaventure à Tom Boonen l’année dernière lors de son premier contrôle à la cocaïne, il fut exclu en amont du Tour. Christian Prudhomme justifie cette exclusion par des raisons éthiques expliquant que Tom Boonen a eu « un comportement qui n’a rien à voir avec une pratique responsable du sport ». L’avocat du Belge prévoit de déposer devant la justice française un recours contre la décision de Christian Prudhomme en invoquant l’argument que la cocaïne n’est pas un dopant hors période de compétition et donc que le Tour de France ne peut pas invoquer un préjudice d’image qui n’est constitué que par un dopage ou un début de preuve de dopage. La décision du Tour contreviendrait au droit d’exercer son activité professionnelle. Il est évident que les juristes du sport attendent avec impatience la réponse du juge car le privilège de sélection des équipes et des coureurs par les organisateurs d’une compétition sportive n’est pas encore clairement délimité. C’est alors au juge d’encadrer ce droit au choix.

L’année 2009 restera pour Tom très certainement une année noire de laquelle il aura du mal à rebondir sportivement, pris entre la fureur du public belge qui se sent trahi, la traque des journalistes à scandales, la bagarre juridique pour participer au Tour de France, le procès pour consommation de drogue (faut-il ajouter la détention ?) et le suivi médical imposé.

Un retour en 2010 est envisageable mais sur quels projets ? Quelles courses ?

Lire la première partie de l’article

Boonen, l’empereur déchu (1ere partie)

Publié dans Vie du Peloton par Jean Giraud le 15 mai 2009

Tom Boonen est un cycliste belge né en 1980. Il est professionnel depuis 2002. Il intègre d’abord l’équipe US Postal (1 an) puis il rejoint la Quick Step de Patrick Lefévère. A une période où le cyclisme belge cherchait un successeur à Johan Museeuw, Tom Boonen a très vite représenté l’espoir d’un pays. Il est monté sur le podium de Paris Roubaix dès sa première année professionnelle et a accumulé les places d’honneur dans les Classiques du Nord (Het Volk, Gand Wevelgem, Ronde Van vlanderen etc.)

Source :Bicycling.com

En 2004, il montre qu’il est également un grand sprinteur, capable de triompher dans les arrivées groupées en remportant deux étapes du tour de France et de nombres courses annexes. L’année 2005 est peut-être celle de la consécration puisqu’il va gagner en maturité sur ces Classiques du Nord et être le plus rapide du peloton. Sur le pavé, Tom Boonen va écœurer ses adversaires en faisant, « à la pédale », la différence sur la Ronde Van Vlanderen et durant Paris Roubaix, exploit très rare. Il remportera deux étapes du tour de France et sera sacré champion du monde à Madrid. L’année suivante, il gagnera un second Tour des Flandres et se classera second à Roubaix. En 2007, hormis sa conquête du maillot vert sur le tour de France, il effectuera sa plus mauvaise saison. Sa saison 2008 où il gagnera un troisième Paris Roubaix sera entachée par son contrôle positif à la cocaïne le 25 mai, ce qui lui fermera les portes du Tour de France. Cette sinistre affaire a fortement ternie l’image de Tomeke et certains observateurs lui prédisent alors une destiné tumultueuse à la Frank Vandenbroucke.
Cette année 2009, Boonen, après avoir remporté le Tour du Quatar, verra sa suprématie grandement remise en cause par sa défaite dans le Grand Prix E3 face à l‘Italien Filippo Pozzato et la victoire dans le Tour des Flandres de son coéquipier Stijn Devolder qui double la mise après le trophée obtenu l’année d’avant. Tom Boonen ne parait plus si souverain, tant dans son equipe et l’emergence d’un autre leader en la personne de Devolder mais aussi de jeunes loups comme Sylvain Chavanel ou Kevin De Weert, ou enfin de solide adversaires dans les autres formations ( Cancellara, Host, Hincapie, Flecha, Pozatto et Haussler).

 

 

Source :Ouest France

Le Paris Roubaix 2009 s’annonçait épineux pour le belge. Il n’a pour autant jamais semblé particulièrement en danger et son contrôle de la course fut quasiment irréprochable. A la sortie de la tranchée d’Arenberg, première grande difficulté du parcours souvent cruelle avec ses nombreuses chutes, il surgit du secteur pavé en tête dans un groupe de 25 coureurs comptant les principaux favoris. A 67 kilomètres de l’arrivée, les Saxo Banque de Cancellara tentent un coup de poker en provoquant une bordure qui fait exploser le groupe en 6 ilots à la dérives mais Boonen ne flanche pas. Au secteur 12, dit secteur d’Orchie, Boonen relance le groupe de tête. Un kilomètre plus loin Haussler cherche à prendre la poudre d‘escampette mais Boonen le marque à la culotte. A 30 kilomètres de l’arrivée, il ne sont plus que 6 en tête, Boonen, Pozzato, Hushovd, Flecha qui ne prend aucun relais et les deux représentants de la Silence Lotto. C’est au carrefour de l’arbre que se fera la décision finale, Tomeke décide de partir seul et personne ne peut lui résister. Dans cette course, il aura géré son avantage et fait parlé autant sa science de la course que sa puissance physique.

Deux semaines après sa fantastique chevauchée sur les pavés roubaisiens, Tom Boonen est contrôlé positif à la cocaïne, comme en 2008. Ce deuxième contrôle positif hors compétition met-il en danger sa carrière ? Est-ce la fin pour Tom Boonen ? Peut il revenir et même gagner une ardennaise ou mieux encore le Tour de France ?

Lire la seconde partie de l’article

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